Depuis peu, la pluie a cessé de tomber. Le soleil se faufile un chemin au travers des nuages encore noirs, pour innonder les prairies, les champs verdoyants fleuris et odorants, de ses rayons éblouissants.
Les oiseaux multicolores ont repris leur quète de nourritures diverses, dessinant dans l'air comme de grandes volutes frénétiques. Les papillons, avec d'autres insectes, vont de-ci de-là, de fleurs en fleurs pour pomper, sucer ou butiner tous ces nectars enivrants et nourriciers.
Les derniers nuages s'écartèlent puis se déchirent, sans cri ni douleur, pour laisser place à un ciel bleu pur et sans "fond".
Une petite brise s'installe et commence à faire danser les arbres. Doucement, ils bougent, se plient, comme pour saluer. Ensemble ils font un menuet désordonné. Et, si l'on tend un peu l'oreille, ils aiment tant cela que, parfois, on peut entendre leur rire parmi le bruissement de leurs feuilles.
Et de toute sa splendeur, le soleil se met à briller pour remercier la pluie d'être venue puis, sur la pointe de ses gouttes, d'être repartie.
Merci l'été !
Guy Tarefolque.